Michel, retraité.
«Elevé dans une famille nombreuse de tradition catholique, je fus admis au petit seminaire, sur ma demande, à l’âge de 13 ans. Nous étions tellement sûrs d’être dans la bonne voie, et que notre religion était la meilleure, et la seule vraiment vraie! Devenir prêtre était un grand honneur pour toute la famille, et le summum de mon ambition personnelle.»
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René, administratif.
«J'ai vécu une jeunesse sans grande histoire, ayant
grandi dans une famille heureuse, élevé par des
parents aimants et moraux. J'ai en particulier été
éduqué dans les principes de la foi catholique et ai
fidèlement assisté à la messe chaque dimanche jusqu'à
mes 18 ou 19 ans. Mais à la fin, je n'accomplissais
plus cet exercice religieux que par un mélange
d'attachement filial, d'habitude et de vague
superstition.»
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Isabelle, institutrice
«Septembre 1993: c'est mon arrivée à La Flèche, mon entrée étant attendue au
Prytanée Militaire. A cette époque il était quasiment inutile de me parler de
Dieu, je refusais d'écouter. Sans doute parce que ma réaction était
semblable à celle de la société: «Maman est trop malade, si Dieu existait,
alors notre vie de famille serait autre, plus gaie, en tout cas....» C'était
mon raisonnement d'alors.»
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David, 32 ans, enseignant
«Mes parents et grand-parents sont d’origine juive. Mes grand-parents du
côté paternel ont été déportés et sont morts dans les camps nazis. En 1972,
mes parents ont décidé d’aller habiter en Israël, où j’ai passé ma bar-mitsva
à l’âge de 7 ans. J’ai fréquenté à cette époque une école où l’on apprend
l’hébreu et les pratiques de la religion juive. Je commençais une éducation
plus rigoureuse l’été de mes 15 ans, y apprenant les divers rites. Mais
mon comportement religieux demeurait superficiel. Je voulais plaire à Dieu
par mes oeuvres.»
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Eugène, pasteur.
«A 19 ans, il s’oriente doucement mais surement vers la petite délinquence. Une mère atteinte de tuberculose, soignée au sanatorium, un père plutôt absent, font qu’il est laissé à lui-même. Des amis l’invitent à un tournoi de basketball. Au préalable, il fallait assister à quelques réunions dans une église. Cela ne le tente guère: ce qui l’intéresse, c’est le basket...»
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