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QUI FREQUENTE LE CENTRE BAPTISTE?

René, administratif.
J'ai vécu une jeunesse sans grande histoire, ayant grandi dans une famille heureuse, élevé par des parents aimants et moraux. J'ai en particulier été éduqué dans les principes de la foi catholique et ai fidèlement assisté à la messe chaque dimanche jusqu'à mes 18 ou 19 ans. Mais à la fin, je n'accomplissais plus cet exercice religieux que par un mélange d'attachement filial, d'habitude et de vague superstition. Puis avec le temps des sorties en week-end avec les copains, le peu de réel sentiment religieux que je possédais a littéralement fondu. Et en quelques mois, j’avais presque complètment déserté les églises à l’exception des grands fêtes telles que Noël, Pâques ou Toussaint. Je ne remettais pas en cause l’existence de Dieu, mais comme la messe m’ennuyait et que personne ne semblait affecté par mon absence à l’église, je n’ai eu aucun scrupule à devenir un «croyant non pratiquant».

Voilà les sentiments religieux qui étaient les miens quand j’ai fini mes études. Je suis parti accomplir mon service national avant de me retrouver confronté à mon entrée dans le monde professionnel. C’est alors que j’ai reu une offre de stage d’un an à Paris pour me former au métier de technico-commercial. Intéressé, je passais un entretien et fut retenu par l’organisme formateur. Et c’est ainsi que en novembre 1989 j’arrivais sur Paris, où je ne connaissais personne.

Il fallait que je me trouve un logement. Avec un collègue stagiaire, nous avons trouvé non sans mal une place dans un foyer d’étudiants situé dans le 6ième arrondissement. C’est dans ce foyer que j’ai rencontré Miho, une étudiante japonaise qui commençait a étudier le français à la Sorbonne. Avec les quelques mots de français qu’elle possédait à l’époque, elle m’a invité à venir dans l’église qu’elle fréquentait et ou des études bibliques étaient organisées en semaine. Miho avait un grand sourire, une joie de vivre évidente et communicative, et j’ai accepté son invitation. Nous étions alors aux environs de la mi-décembre 1989. Pour la première fois, je découvrais une église baptiste. Je n’ai pas retenu grand chose de cette première étude; je crois que mon esprit alors très peu curieux des choses de Dieu n’était pas très enclin à retenir grand chose!

Puis je suis retourné en famille et avec mes amis pour les fêtes de fin d’année. Celles-ci passées, je suis revenu à Paris, mais sans aucun enthousiasme car cette ville et surtout mon stage me pesaient. J’ai revu Miho qui m’a de nouveau invité à venir dans son église. Je me suis pris d’amitié pour elle, et j’ai commencé à venir de façon assez régulière aux études bibliques. Petit à petit, je me suis mis à découvrir la Bible. Elle m’étonnait; alors que je croyais la connaître correctement grâce à tous les dimanches ou j’étais allé à la messe, je m’apercevais que mon savoir était en fait très limité. Fortuitement, j’ai découvert une Bible dans le dortoir ou je dormais. Intrigué, je me suis mis à la lire de plus en plus régulierèment. Miho m’encourageait dans cette lecture en m’indiquant des références de versets qui répondaient aux questions qui apparaissaient dans nos discussions. Certaines phrases de la Bible avaient une grande résonance dans mon cœur. Je ne saurais dire aujourd’hui quelles étaient ces phrases, mais je me souviens qu’elles m’on convaincu que je tenais là entre mes mains la Parole de Dieu.

Un soir du mois de mars 1990, je réalisai que malgré ma connaissance biblique nouvellement acquise, malgré mes fréquentes venues à l’église et malgré l’amitié qui nous liait, un fossé continuait d’exister entre Miho et moi. Je n’arrivais pas à comprendre ce qui me manquait pour être «comme» Miho. Aussi je décidais en moi- même d’en parler dès que possible avec le pasteur de l’église, car j’étais sûr que lui saurait bien m’expliquer pourquoi je ne pouvais pas comprendre mon amie. Le dimanche après-midi suivant, j’assistais à une nouvelle réunion d’étude de la Bible. J’étais venu à l’église avec la seule intention de parler avec le pasteur du sujet qui me travaillait. Lorsque la réunion s’est finie, j’ai demandé au pasteur si nous pouvions parler tous les deux. Il m’a répondu: «Bien sûr»,…et rien ne s’est passé comme je le prevoyais. Il m’a d’abord demandé si je voulais enfin être reconcilié avec Dieu, et si je reconnaissais que j’avais vécu en dehors de Sa volonté jusqu’à ce jour. Le patient travail de la Bible dans mon cœur a alors porté ses fruits. Le pasteur me démontrait ce que j’avais toujours fui au cours de mes précédentes venues à l’église: que mes fautes, quelles qu’elles fussent, étaient graves devant Dieu, que ce que je méritais pour cela était d’être séparé de Lui, mais que Lui dans Son amour recherchait la réconciliation. Jésus, déjà, avait payé à ma place pour mes fautes en mourant sur la Croix. En acceptant son sacrifice pour moi- même, je disposais du moyen choisi par Dieu pour que je me reconcilie avec Lui, pour qu’Il m’adopte comme son enfant et que j’aie de l’assurance de la vie éternelle, définitivement.

Plus le pasteur parlait et plus mon cœur battait vite. Enfin il me proposa de prier avec lui. J’acceptais, et quand je commençais à articuler les premiers mots de ma prière, les portes de mon cœur eclatèrent en mille morceaux, laissant enfin y entrer le Seigneur, mon Seigneur.

Je suis ensuite rentré au foyer d’étudiants. Tout trouble avait disparu. Au contraire, je savais maintenant que Dieu habitait en moi. Tout avait changé, et tout a effectivement changé depuis cette date.

J’ai commencé alors à apprendre la marche quotidienne avec Dieu. Avec le temps, j’ai pu mieux comprendre comment le Seigneur avait dirigé ma vie. Certains passages de la Bible m’ont beaucoup éclairé. Je n’en citerai que trois:
«Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.» (Luc 19:10).
«Rendez grâce au Père, qui vous a rendu capable d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière; il nous a delivré de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés.» (Colossiens 1:12-14).
«Vous aimez Jésus-Christ sans l’avoir vu, vous croyez en lui sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie merveilleuse et glorieuse, parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi.» (1 Pierre 1:8-9).

L’Evangile est un message simple que beaucoup d’hommes religieux ont malheureusement compliqué et rendu inaccessible ou ennuyeux. Ce n’est pas ces hommes qu’il faut écouter, mais Dieu. Ce n’est pas moi non plus qu’il faut écouter, mais Dieu. Car Dieu a choisi de nous parler directement au travers de la Bible, et ce n’est pas pour que nous nous en privions. La Bible est un livre extraordinaire que vous devez lire. Si vous ne deviez retenir qu’une seule chose de mon texte, c’est bien cela. Prenez du temps, ouvrez votre Bible et attachez-vous a ce qu’elle dit. Alors Dieu pourra toucher votre cœur comme il a touché le mien.

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