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QUI FREQUENTE LE CENTRE BAPTISTE?
David, enseignant (David a depuis déménagé dans le Sud)
Au lycée, dans une filière scientifique, j’ai fait un complet retournement, allant même jusqu’à nier l’existence de Dieu. Un évènement a contribué à faire chavirer tout cela: en classe d’anglais, le professeur nous demanda un jour ce qu’est la vie. Chacun donna son avis, mais une jeune fille prit enfin la parole pour dire que pour elle, la vie c’est croire en Dieu et être en communion avec lui. Il y eut des ricanements, y compris les miens, mais plusieurs se sont sentis interpellés par ce témoignage, ainsi que par la vie de cette fille. Me disant qu’elle avait quelque chose que je n’avais pas, j’ai voulu en savoir plus. C’est en discutant avec elle que j’ai compris que si je voulais être reconcilié avec Dieu et être heureux, il me suffisait de reconnaître mon péché et d’accepter simplement le don de Jésus Christ, offert en sacrifice pour mes péchés. Ma culture juive semblait dresser une barrière contre ce message que j’entendais. Mais je poursuivais ma démarche. J’ai voulu goûter de cette paix. J’ai décidé de lire la Bible, Ancien et Nouveau Testament. Comme ma famille était juive, il ne devait pas s’y trouver de Bible avec le Nouveau Testament.... Mais le Seigneur avait déjà prévu cela puisque mon père avait reçu, plus de 15 ans plus tôt, une Bible par l’intermédiaire d’un collègue de travail! J’ai commencé à lire, ayant bien compris que ce n’était pas un livre comme un autre. Dans les Evangiles, j’ai appris que Jésus n’était pas le traître, l’imposteur qu’on m’avait toujours comprendre. Ses discours étaient empreints de sagesse et d’amour. Je réalisais que je ne pouvais vivre sans lui. Mais comment faire? Pendant un temps j’essayais de me reconcilier à Dieu en faisant de mon mieux. Or de nombreux versets de la Bible montrent clairement que le salut, le rapport avec Dieu, ne s’obtient pas par ce que nous pouvons faire, mais en acceptant le don gratuit de Dieu. J’avais l’habitude d’aller me promener le soir le long du Canal de Midi, près de Toulouse, pour réfléchir. Un soir donc, j’ai décidé de faire le pas, de demander pardon à Dieu, de croire vraiment en lui, et de recevoir le don du salut. En marchant je suis arrivé près d’un pont . Je voulais symboliser mon acte de foi par une démarche extérieure. Je me suis dit que ce pont que j’allais traverser pouvait représenter Jésus, le médiateur entre Dieu et moi. Il n’y a pas d’autre moyen pour rejoindre Dieu; c’est le seul accès. J’ai donc enjambé le pont, et en pleurant, je me suis mis à genoux, et j’addressai cette prière à Dieu: "Seigneur, je ne sais pas comment tu vas t’y prendre, mais fais que je devienne chrétien." En me relevant, je me suis senti comme libéré, soulagé, léger! Le Seigneur avait mis sa paix dans mon coeur. J’avais envie de crier: "Enfin libre!" Peu après, un autre chrétien m’a enseigné encore plus de la Bible. Parler à ma famille de ma foi à été extremement dur pour moi. J’ai vécu pendant 3 ans en reconnaissant Jésus comme mon sauveur, mais sans le confesser publiquement à ma famille. J’étais vraiment tiraillé. C’est ma femme, Rachel, avec qui je venais de me fiancer, qui m’a encouragé à parler à ma famille. Dieu m’a donné le courage, et un jour, alors que tout le monde était réuni, je leur ai simplement fait part de mon témoignage: "Je crois en Jésus, je crois qu’il est le Messie attendu, et c’est mon sauveur". En tout cela je n’ai jamais rejeté mon identité juive; je ressens même qu’elle est approfondie par ma décision pour Christ. Je remercie Dieu de ce qu’il me permet de progresser dans ma connaissance de Lui." |